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Sommaire
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Préambule
Le département du Gers est peu connu des botanistes en général. La seule référence botanique « exhaustive » dans le Gers est celle de DUPUY avec ses « Mémoires d’un botaniste – accompagnées de la Florule des stations des chemins de fer du Midi dans le Gers » de 1868. L’auteur y cite la présence d’environ 1073 taxons. Complétée en 1882 par LUCANTE, elle est ainsi portée à 1150 taxons.
L’Association Botanique Gersoise, fondée en 2003, a bien sur inscrit la connaissance de la flore du département comme une de ses priorités "naturelles".
Cela se traduit par la mise en place d’un projet de réalisation d'un catalogue de la flore vasculaire du département, qui se veut une actualisation du travail historique de DUPUY/LUCANTE. L'objectif à plus long terme est d'engager un projet de cartographie de la flore (atlas départemental) qui se concrétise dans un premier temps par la mise en place d'eFlore32, atlas cartographique en ligne et évolutif.
Nous allons présenter ici un premier bilan de ce travail d’inventaire et en dégager les premiers enseignements sur les caractéristiques et particularités de la flore gersoise.
II- Méthodologie – Résultats bruts
Etapes préliminaires
Dans un premier temps, nous avons constitué une première liste historique à partir de compilations bibliographiques. Nous nous sommes pour cela appuyé essentiellement sur le travail de DUPUY (1868) [DUPUY, 1868 - Mémoires d'un botaniste accompagnés de la florule des stations de chemin de fer du Midi dans le Gers. Paris, 1 vol.: 358 p.] et de LUCANTE (1882) [Lucante A., 1882 - Etude sur la flore du département du Gers, Revue de Botanique, 1 (1882-1883)].
Les étapes ont donc été les suivantes :
- Exploiter toute la bibliographie existante afin de dresser une première liste « historique »
- Critiquer et vérifier le plus précisément possible cette première liste « historique » (problème taxonomique, évolution des paysages et des milieux,…)
- Constituer une liste intermédiaire dite « possible » à partir de la liste « historique » modifiée et en y intégrant des taxons probables ou possibles (présence dans les départements voisins, taxon en progression, introduction,…)
- Intégrer toutes les observations récentes disponibles
- Constituer et animer un réseau d'observateurs pour actualiser et compléter cette liste.
Une base de données
L’Association Botanique Gersoise a parallèlement mis en place une base de données (FLORA AEGIRTICA) pour regrouper l’ensemble de ces données anciennes comme nouvelles.
Aujourd’hui (fin 2011), cette base de données compte 98 184 données brutes postérieures à 1980 (taxon, date, observateurs, localisation + autres) provenant de 68 observateurs.
En fait la base de données contient :
- 98 184 données brutes postérieures à 1980,
- 101 112 au total en intégrant des données bibliographiques (antérieures à 1980).
Parmi les observateurs ou organismes contributeurs, nous citerons tout particulièrement le Conservatoire Botanique Pyrénéen (12 279 données de FLORA [base du CBP] dans le cadre d’un partenariat CBP – ABG) et ENMP (290 données).
Il faut également noter également les 4590 données concernant strictement les Orchidées [Atlas des Orchidées du Gers – SFO – coordination Claire LEMOUZY et Jérôme SEGONDS – déc 2007].
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Bilan de la flore du Gers
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- Préambule
- Aperçu géographique
- Méthodologie
- Familles botaniques
- Chorologie
- Ecologie
- Valeur patrimoniale
- Taxons
- Atlas
- Conclusion
Préambule
Le département du Gers est peu connu des botanistes en général. La seule référence botanique « exhaustive » dans le Gers est celle de DUPUY avec ses « Mémoires d’un botaniste – accompagnées de la Florule des stations des chemins de fer du Midi dans le Gers » de 1868. L’auteur y cite la présence d’environ 1073 taxons. Complétée en 1882 par LUCANTE, elle est ainsi portée à 1150 taxons.
L’Association Botanique Gersoise, fondée en 2003, a bien sur inscrit la connaissance de la flore du département comme une de ses priorités "naturelles".
Cela se traduit par la mise en place d’un projet de réalisation d'un catalogue de la flore vasculaire du département, qui se veut une actualisation du travail historique de DUPUY/LUCANTE. L'objectif à plus long terme est d'engager un projet de cartographie de la flore (atlas départemental) qui se concrétise dans un premier temps par la mise en place d'eFlore32, atlas cartographique en ligne et évolutif.
Nous allons présenter ici un premier bilan de ce travail d’inventaire et en dégager les premiers enseignements sur les caractéristiques et particularités de la flore gersoise.
I- Bref aperçu géographique : Le Gers, département de collines, carrefour d’influences atlantiques et méridionales.
Le département du Gers est situé « en bas des Pyrénées », constituant ainsi la bordure sud-est du bassin aquitain ; il se caractérise par un paysage de collines. L’altitude y culmine à 380 m, au sud du département : nous nous situons donc uniquement à l’étage collinéen
Le climat
Son climat est le fruit de 3 influences : l’atlantique, avec de fortes précipitations de printemps et un régime assez orageux, et des températures assez douces l’hiver, notamment sur la façade ouest (Armagnac, Adour) ; la continentale, voire méditerranéenne, sur la façade Est tournée vers Toulouse, avec des étés parfois très chauds aux sécheresses marquées, et du vent d’Autan ; la pyrénéenne, au Sud, avec des effets de Fœhn induisant des journées de printemps et d’automne très ensoleillées, mais aussi des gelées plus fortes au sud du département. Le climat se caractérise donc par des hivers et printemps plutôt doux et humides, des étés chauds et très secs, des automnes doux et secs, avec un gradient décroissant d’humidité d’ouest à l’est, de douceur du nord au sud.
La géologie
Au niveau géologique, le Gers se caractérise par un sous-sol composé de dépôts de grès et calcaires d’origine marine et/ou lacustre, plissés par la poussée des Pyrénées et recouverts de sédiments issus de l’érosion des Pyrénées. Cette couche sédimentaire, qui constitue la roche mère des sols gersois, est appelée « molasse », et est constituée de sables, argiles, marnes et calcaires. Ces dépôts se sont superposés en couches distinctes, redécoupés par des phénomènes d’érosion, et les rivières (toutes s’écoulant du sud au nord du département), produisant ainsi un modelé structuré et répétitif : les coteaux. En fonction de la situation géographique, à l’échelle du département ou à l’échelle des coteaux, cette molasse est de composition différente :
- Dans la partie sud sud-est, des « terrefortes » argilo-calcaires sur les coteaux et versants pentus alternent avec des boulbènes composées de sables fins et d’argiles, acides. Dans une même vallée on rencontre donc des groupements végétaux calcicoles et des groupements acidiphiles, en fonction des découpages du relief par les cours d’eau.
- Au sud-ouest, les coteaux présentent une molasse marneuse beaucoup plus acide et uniforme
- Tout au sud, les vallées sont plus larges, avec des terres d’alluvions, qui alternent avec une molasse argileuse acide
- Au nord et à l’Est du département, les coteaux sont moins accidentés, et plus uniformément recouverts de molasse argilo-calcaire
- Des roches calcaires dures affleurent ici ou là, formant des sols plus ou moins marneux associés à une végétation calcicole. Au nord du département, ce calcaire, très dur, se traduit très ponctuellement par un relief karstique.
Deux secteurs dérogent à cette description géologique (pour simplifier):
- au sud-Ouest, la vallée du fleuve Adour constitue une vaste plaine couverte d’alluvions gravillonnaires
- le Bas-Armagnac, au Nord-Ouest, a été le siège de dépôts tertiaires de « Sables fauves », et présente un sol sableux acide, et de nombreuses zones humides.

Carte 1 : Morphopédologie simplifiée du département du GERS (Source CRAMP, 1995)
Les paysages
Le contexte agricole est très important en ce qui concerne la nature et la diversité des cortèges floristiques existants. En effet, 75 % des terres sont vouées à l’agriculture (la moyenne nationale étant de 55%) ; celle-ci se décline différemment dans l’espace :
- Les grandes vallées (Adour [région paysagère « Rivière-basse »]) et le Nord-Est du département (Lectourois, Lomagne [région paysagère de la « Lomagne gersoise »]) présentent quasi-exclusivement de la céréaliculture.
- Le sud (l’Astarac) se caractérise par une prédominance de la polyculture – élevage bovin viande (exploitations mixtes), et le nord-ouest (l’Armagnac [régions paysagères de « l’Armagnac » et de la « Ténarèze »]) la céréaliculture – viticulture.

Carte 2 : Les régions paysagères du département (inspiré de SIRVEN 2004)
II- Méthodologie – Résultats bruts
Etapes préliminaires
Dans un premier temps, nous avons constitué une première liste historique à partir de compilations bibliographiques. Nous nous sommes pour cela appuyé essentiellement sur le travail de DUPUY (1868) [DUPUY, 1868 - Mémoires d'un botaniste accompagnés de la florule des stations de chemin de fer du Midi dans le Gers. Paris, 1 vol.: 358 p.] et de LUCANTE (1882) [Lucante A., 1882 - Etude sur la flore du département du Gers, Revue de Botanique, 1 (1882-1883)].
Les étapes ont donc été les suivantes :
- Exploiter toute la bibliographie existante afin de dresser une première liste « historique »
- Critiquer et vérifier le plus précisément possible cette première liste « historique » (problème taxonomique, évolution des paysages et des milieux,…)
- Constituer une liste intermédiaire dite « possible » à partir de la liste « historique » modifiée et en y intégrant des taxons probables ou possibles (présence dans les départements voisins, taxon en progression, introduction,…)
- Intégrer toutes les observations récentes disponibles
- Constituer et animer un réseau d'observateurs pour actualiser et compléter cette liste.
Une base de données
L’Association Botanique Gersoise a parallèlement mis en place une base de données (FLORA AEGIRTICA) pour regrouper l’ensemble de ces données anciennes comme nouvelles.
Aujourd’hui (fin 2011), cette base de données compte 98 184 données brutes postérieures à 1980 (taxon, date, observateurs, localisation + autres) provenant de 68 observateurs.
En fait la base de données contient :
- 98 184 données brutes postérieures à 1980,
- 101 112 au total en intégrant des données bibliographiques (antérieures à 1980).
Parmi les observateurs ou organismes contributeurs, nous citerons tout particulièrement le Conservatoire Botanique Pyrénéen (12 279 données de FLORA [base du CBP] dans le cadre d’un partenariat CBP – ABG) et ENMP (290 données).
Il faut également noter également les 4590 données concernant strictement les Orchidées [Atlas des Orchidées du Gers – SFO – coordination Claire LEMOUZY et Jérôme SEGONDS – déc 2007].
III- Les Familles botaniques
La nomenclature utilisée est celle de BDNFF v3.02.
Les 1401 taxons identifiés se répartissent en 131 familles botaniques.
Familles présentant plus de 10 taxons
Sans surprise, Astéracées (Composées) et Poacées (Graminées) sont les plus représentées en regroupant pour chacune plus de 10% de la diversité floristique.
IV- La Chorologie
Les données concernant la chorologie sont issues de BASEFLOR de Philippe JULVE (JULVE, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France). Quelques adaptations et compléments mineurs ont été effectués.
 

Répartition des taxons gersois selon leur chorologie simplifiée
Les taxons à large répartition (cosmopolite)
Ce sont des espèces largement distribuées à travers le monde qui représentent à elles seules presque 10% de la flore gersoise (à ce stade de l’inventaire).
Parmi ces taxons, certains ont étendu considérablement leur aire de répartition, en partie grâce aux échanges commerciaux internationaux, se retrouvant aujourd’hui un peu partout dans le monde malgré une aire d’origine au départ restreinte. Leur plasticité écologique leur a également permis de coloniser rapidement leur territoire d’accueil. On peut ainsi citer le cas des Conyza canadensis et sumatrensis.
Le cortège cosmopolite est présent surtout dans les régions à climat tempéré ; on le retrouve logiquement un peu partout dans le département, plus particulièrement dans des milieux plus ou moins entretenus par l’homme. Il s’agit en effet d’un cortège de plantes ubiquistes.
Les taxons eurasiatiques et européens
Ces taxons représentent quasiment la moitié de la flore gersoise. Les espèces européennes (22%) se rencontrent dans tout ou partie des plaines et collines d’Europe, alors que les espèces eurasiatiques (23,5%) peuvent s’étendre jusqu’en Asie.
Cet ensemble représente près de la moitié de la flore gersoise.
Les taxons méditerranéens
Dans cet ensemble (21%) sont regroupés :
- les taxons liés au Bassin méditerranéen, localisés dans les secteurs les plus abrités et chauds du département (9%),
- les taxons d’origine méditerranéenne présentant des irradiations plus ou moins importantes vers le nord et nord-ouest (« euryméditerranéens ») (5%),
- les taxons à la fois méditerranéens et atlantiques, dont l’aire principalement liée à la région méditerranéenne se prolonge le long de la façade océanique (7 %). Ces taxons sont largement répandus sur le territoire et forment souvent le « fond » de la végétation des coteaux calcaires du département.
Les taxons atlantiques
Le cortège atlantique strict est finalement assez peu représenté (4,5%) au vu de la position géographique du département et de ses influences climatiques.
Les taxons à distribution circumboréale
Il s’agit des taxons issues des zones froides et tempérées froides de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du nord. Ils représentent moins de 4% du cortège départemental.
Les taxons introduits
Ils se composent de taxons échappés des cultures ou importés (volontairement ou non) de diverses manières dans le département, où ils se sont implantés depuis longtemps et/ou sur de grandes étendues. Ils se comportent actuellement comme des plantes naturalisées.
Avec un peu plus de 5% du cortège départemental, ils forment une composante non négligeable.
Les abords de l’Adour sont au niveau départemental les secteurs accueillant le plus grand nombre d’espèces introduites.

V- L'Ecologie
Les données concernant l’écologie et plus spécialement la caractérisation des milieux sont issues de BASEFLOR de Philippe JULVE [JULVE, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France].
Répartition des 1173 taxons selon les grands types de milieux qu’elles caractérisent
Le caractère fortement agricole se retrouve très nettement dans cette esquisse de « profil écologique » du département du Gers. Les taxons caractéristiques des cultures, friches et autres zones remaniées sont très largement majoritaires (28%).
Le deuxième trait principal du département est également bien souligné, à savoir le caractère dominant des coteaux calcaires (marno-calcaire principalement).Le cortège correspondant représente près de 14%.
VI- La Valeur Patrimoinale
En 2001, dans un article d’Isatis [Isatis n°1 (2001) - Flore du Gers – Nouvelles observations et statut de quelques espèces remarquables], nous faisions une première analyse de la flore patrimoniale du Gers.
Aujourd’hui, avec quelques années de prospection supplémentaire, mais également avec la mise en place d’une liste d’espèces protégées aux niveaux régional et départemental (Arrêté Ministériel du 30/12/2004), une actualisation est nécessaire.
Fin 2011, l’état de la base de données floristiques de l’Association Botanique Gersoise fait état de la présence confirmée (au moins une donnée postérieure à 2000) des taxons suivants :

PN = Plante protégée au niveau national (annexe 1 ou 2)
PR MP = Plante protégée en Midi-Pyrénées
PR 32 = Plante protégée sur le département du Gers
Soit :
- 15 taxons protégés au niveau National
- 14 taxons protégés au niveau Régional
- 14 taxons protégés au niveau Départemental
Est présentée ci-dessous une carte provisoire montrant le nombre de taxons protégés par commune.

Nous présentons ci-dessous la liste des taxons à statut dont il a été historiquement fait mention dans le Gers mais dont, à ce jour, nous n’avons pas retrouvé trace. La plupart de ces mentions correspondent à l’inventaire de DUPUY en 1868. Un certain nombre d’entre elles, celles correspondant à des taxons de milieux humides à tourbeux, ne pourront être confirmées tant les paysages et milieux ont évolué.

VII- Les Taxons
Fin 2011, l’état de la base de données floristiques de l’Association Botanique Gersoise fait état de la présence confirmée (au moins une donnée postérieure à 1980) de 1401 taxons.
Parmi ces taxons, les plus cités dans la base de données sont :

Les taxons les plus communs en terme d’occurrence dans la base de données
Les Orchidées sont « sur-représentées » dans la base de données en raison de l’intégration des données issues de l’Atlas des Orchidées du Gers, soit près de 4610 données pour 44 taxons, ce qui explique la présence de 4 Orchidées parmi les 10 taxons les plus représentés.
Sans surprise, ce sont alors des taxons ubiquistes comme Plantago lanceolata L. subsp. lanceolata, Bellis perennis L., Veronica persica Poir., Geranium dissectum L., Potentilla reptans L., Dactylis glomerata L. subsp. glomerata, Galium aparine L. subsp. aparine … qui sont les plus fréquents. Ils apparaissent en effet quasiment à chacune de nos sorties.
Lorqu’on regarde cette liste provisoire avec un regard historique (1661 taxons historiques), en la comparant notamment à la liste de DUPUY (1868) [près de 1073 taxons] amendée par LUCANTE (1882) [soit au total près de 1150 taxons] mais également à une liste issue d’une compilation bibliographique jusqu’en 1980 [1240 taxons au total], on constate :
- 163 taxons de la liste historique DUPUY-LUCANTE n’ont pas été revus depuis 1900
- 213 taxons historiques (données antérieures à 2000) n'ont pas été revus (205 depuis 1960)
- 430 taxons « nouveaux », c'est-à-dire non cités avant 1960 (dont 378 depuis 2000).
VIII - La cartographie de la flore du GERS
Voilà un projet ambitieux, puis qu’il s’agit de donner à chaque taxon trouvé dans le Gers, une indication tant sur sa répartition que sur son abondance ou sa rareté.
La concrétisation finale est de pouvoir mettre sur une carte du département, les zones précises où la plante se trouve.
C’est ce que nous avons fait avec eFlore32 qui se veut un atlas permanent et évolutif de la flore gersoise.
Principe retenu
Pour ce, nous avons décidé de lancer une cartographie par mailles. Nous avons suivi les directives du Muséum d’Histoires Naturelles de Paris quant au format des mailles.
Celles ci sont des rectangles de 5 km sur 3.5 km. Elles correspondent à un maillage ayant 0.05 gr de coté.
Chaque carte IGN au 1/25 000 (série bleue) est ainsi découpée en 16 rectangles ou mailles.
Chaque carte possède ainsi un numéro (à 4 chiffres pour notre département) qui correspond à celui de la carte série orange (1/50 000). Seulement deux cartes série bleue vont avoir ce numéro. Pour les différencier, l’IGN a ajouté Est ou Ouest. Ainsi, par exemple la carte 1843 (orange), va devenir 2 cartes bleues 1843 Ouest et 1843 Est.
Carte au 1/ 25 000 numéro 1843 Ouest (1843O)
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Cette méthode de maillage permet d’obtenir une cartographie assez homogène puisque toutes les entités sont de même taille.
Premiers résultats
Est présentée ci-dessous la cartographie du nombre d'espèces observées par maille, il s'agit de notre tableau de bord d'avancée de l'inventaire cartographique montrant les manques et zones à prospecter.
Cette carte, en pertuelle évolution, donne toutefois quelques premières indications sur la répartition de la biodiversité végétale du département.

Cette première analyse peut également être faite à l'échelle communale. La carte suivante montre ainsi le nombre d'espèces observées par commune. Là encore, il s'agit d'une vue provisoire destinée à être complétée.

Conclusion
Il ne s’agit là que d’un bilan provisoire qui nous permet quand même d’avoir un premier aperçu de la flore gersoise.
Celle-ci n’est bien sur pas la plus remarquable de Midi-Pyrénées (absence de contexte montagnard [l’altitude maximale est de 376 m], pas de spécificité caussenarde comme dans le Lot et l’Aveyron, influence méditerranéenne moins marquée qu’en Haute-Garonne) mais elle présente toutefois quelques spécificités.
Il reste encore beaucoup à faire pour compléter ce travail et le formaliser en un catalogue commenté, bien plus encore pour arriver à un atlas départemental.
L’Association Botanique Gersoise s’est investie dans ce sens depuis sa création et continuera de rassembler toutes les bonnes volontés « botaniques ».
Donc n’hésitez pas à nous faire part de vos observations et de vos contributions, elles seront les bienvenues.
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